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06

mai

Le résumé de la soirée du 6 mai 2012 en 5 photos

Cinq clichés, cinq moments forts du scrutin du 2e tour. A droite comme à gauche, des portraits à retenir pour cette soirée électorale.

Edition photo: Camila Campusano, Justine Corbillon, Audrey Dufour, Julien Marion

23h45 : Ce qu’il faut retenir de la soirée du 6 mai 2012

  • François Hollande devient président de la République en réunissant 51,7% des votes selon les dernières estimations, au soir du 6 mai 2012. Le taux de participation atteint 79,9% pour ce second tour. Son élection deviendra effective le 15 mai prochain.

  • Depuis Tulle, François Hollande a prononcé un discours. “Désormais, je suis au service de la France”, a-t-il dit. “L’austérité ne pouvait plus être une fatalité. C’est une autre mission qui est la mienne : la croissance, l’emploi, l’avenir.

  • Aussitôt après 20 heures, Nicolas Sarkozy s’est montré bon perdant. Il a félicité François Hollande lors d’un discours à la Mutualité. “Je porte toute la responsabilité de cette défaite”, a-t-il dit sous les pleurs de ses sympathisants. “Je suis prêt à redevenir un Français parmi les Français.

  • Les militants et sympathisants socialistes se sont rassemblés place de la Bastille à Paris pour célébrer la victoire. Des milliers de personnes sont arrivées dès 18h et la fête a commencé à l’annonce des résultats à 20h avec les artistes Yannick Noah, Camélia Jordana ou encore Bénabar.

  • Pour l’UMP, “l’essentiel est de se mobiliser avec un seul objectif : les législatives, a déclaré Jean-François Copé (UMP). L’objectif annoncé est d’arriver à un gouvernement de coalition: “Dans un mois, on peut avoir un Premier ministre de droite”, a avancé Guillaume Peltier, porte-parole adjoint de Nicolas Sarkozy pendant la campagne.

  • D’après les estimations de l’institut Ifop, le PS et l’UMP sont au coude à coude pour les législatives (respectivement 31% et 30%).

  • Pour Marine Le Pen (FN), Nicolas Sarkozy est le responsable de la défaite de son camp: ”C’est Nicolas Sarkozy qui a participé à la victoire de François Hollande.

Ambroise Bouleis, Chloé Baïze, Hugo Leenhardt, Raphaël Pasquier

Jacques Eleonore, teacher: “we have made history”

High school teacher Jacques Eleonore joined thousands of supporters of Socialist candidate and now president François Hollande outside the Party’s headquarters in Paris this evening, out of conviction that he would win. At 8:00 p.m., when the official announcement was made, he could not contain his joy as he learned that the man he had trusted with his vote had indeed become the leader of France.

This is the moment we’ve been waiting for! We have made history!” Eleonore screamed, waving a white and red Socialist Party flag while colorful confetti fell from the sky.

For Eleonore, the choice to vote for the Hollande was easy. On one hand, he is a fervent Socialist. He has voted for the Left, “ever since I earned the right to vote.”.

On the other, he expressed his disapproval of exiting president Nicolas Sarkozy’s campaign, which he qualified as “hateful” and “disgraceful.”

In the last weeks of the campaign, he seemed to get too close to the extreme right to gain votes. It was truly shocking to see that. That’s not what France is about” he said, referring to Sarkozy’s appeal to supporters of Marine Le Pen leader of the National Front Party, who is often accused of being “xenophobic.” 

Eleonore also believes Sarkozy did not do enough to promote job creation and stabilize the economy.

I saw too many of my colleagues, many teachers, lose their jobs and that is unacceptable,” he said.

Eleonore says he believes whole-heartedly in the “Change is Now” slogan that Hollande used for his presidential campaign and remains hopeful about a better economy.

Still, he remains cautious about his expectations for the new president.

I’m not expecting a miracle. But at the very least, I hope for social justice,” Eleonore said.

Nathalia Martinez

23h30 : French elections, international style

Crédit photo : Emma Knight & Moïse Mounkoro

23h30 : Le premier discours de François Hollande élu président en texte

"Les Français en ce 6 mai viennent de choisir le changement en me portant à la présidence de la République", a commencé François Hollande, à Tulle, après avoir appris sa victoire.

23h18 : A new president with a fresh start in French foreign policy

Gauthier Rybinki is watching the poll results on a screen with a smile. But no question of his revealing for whom he has voted; he prefers to talk about what he calls a fresh start for French foreign policy. International matters may have been almost absent from the campaign, but now that François Hollande is elected, he will need to show a clear position on certain issues, says Rybinki. Here is what the international affairs expert is asking himself directly following

1- SYRIA: Hollande has clearly stated that he doesn’t want military intervention in Syria, but it will be interesting to observe for how long he can keep that position, and under what circumstances he might change his mind.

2-FRANCE/US: The newly elected candidate does not fully accept the United States’ position on international affairs. If the US continues to be the leader in everything and try to rally the other countries behind it, he will try to change that.

3- AFRICA: Concerning France’s relationship with Africa, Hollande will startfrom scratch. Nicolas Sarkozy said in 2007 that he will put an end to the “Françafrique” - that vision of africa as an ex-colony, and a relationship with the continent based solely on self-interest. This time Hollande will be trying to restore morality in France’s relations with Africa. 

Emma Knight & Moïse Mounkoro

21h45 : Nicolas Sarkozy hors de la politique, impossible

Crédit photo : Lauriane Delanoë

Sur le boulevard Saint-Germain, à Paris, un groupe de jeunes socialistes laisse éclater sa joie… dans la discipline et la bonne humeur.

Crédit vidéo: Julien Marion

23h11: “La galère, c’est juste après”

Crédit photo : Noé Gandillot

23h10 : “Je suis dans l’incompréhension totale”

Les larmes aux yeux après le discours de défaite de Nicolas Sarkozy, Lilia Aliotti ressent “une grande tristesse”. Cette militante de 35 ans est venue de Corse pour soutenir le candidat UMP. “Nicolas Sarkozy est un personnage qui a eu du cran. Il a tenu le coup dans ses réformes. Qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas, c’est une fierté pour la France !”

Lilia Aliotti est encartée à droite depuis ses 18 ans, en 1995. Au delà de la tristesse, cette paysagiste se dit “dans l’incompréhension totale”. D’après elle, les propositions du candidat socialiste - victorieux - sont “intenables sans ruiner la France. Le principe était de la relever.”

La salle de la Mutualité se vide. Avant de partir à son tour, Lilia Aliotti reprend confiance: “c’est toujours dur de perdre une bataille. Mais la guerre, elle, n’est pas perdue. Elle ne fait que commencer.”

Lauriane Delanoë